Souveraineté européenne

Souveraineté et indépendance

Une allocution remarquable de Mario Draghi à l’occasion de la remise des insignes de Docteur honoris causa à l’Université de Bologne le 22 février 2019.

Texte intégral “La souveraineté dans un monde globalisé

Souveraineté européenne à Aix-la Chapelle

« Ne soyons pas faibles et ne subissons pas. En effet, nous avons devant nous des grandes menaces, de grands déséquilibres qui bouleversent nos peuples et nourrissent, chaque jour, leurs inquiétudes. La question qui nous est posée, sur chacun d’entre eux, c’est : voulons-nous subir ? Acceptons-nous la règle de l’autre, ou la tyrannie des événements ? Ou faisons-nous le choix de décider pour nous-mêmes de l’autonomie profonde et, donc oui, d’une souveraineté européenne ? »

 

Souveraineté  : un atout à s’octroyer

D’un article de Joschka Fischer dans Project Syndicate

souverainete Merci Donald

Seule l’UE peut regagner la souveraineté de l’Europe pour le XXIe siècle. Si la tâche en est laissée aux États-nations traditionnels comme le Royaume-Uni, la France ou l’Allemagne, l’échec est certain. S’octroyer la souveraineté n’exigera pas seulement un gigantesque effort, mais aussi un front uni et une nouvelle compréhension des relations entre l’UE et ses États membres. Le projet européen continuera à faciliter les échanges et à garantir la paix ; mais la souveraineté commune doit désormais s’y inscrire.

Si l’UE réussit dans sa tâche, Trump lui aura involontairement rendu un grand service. L’histoire emprunte parfois des voies étranges. L’essentiel est de la prendre comme elle vient, et de ne pas tergiverser lorsque surgit le moment d’une action décisive.

Un texte historique : Turin 1957

La méthode pour sortir de l’impasse où nos Etats nous ont acculés existe. Elle est même facile à formuler. Elle a déjà été expérimentée avec suc­cès par d’autres peuples ; il n’y a qu’à vouloir. La solution est dans le principe selon lequel les problèmes, pour être résolus convenablement, doivent être affrontés au niveau où ils se posent. Si les politiques étrangère et militaire, économique et sociale des Européens ne peuvent plus être menées avec succès par les Etats nationaux, si elles exigent des perspectives, des lois, des ac­tions européennes, il s’ensuit que ces fonctions doivent être soustraites aux Etats nationaux et confiées à un état fédéral européen doté d’un gouvernement pour administrer les affaires communes, d’un parlement pour voter les lois et les impôts, d’une cour de justice pour garantir le respect du droit.

Un tel transfert de souveraineté ne peut être qu’un acte librement consen­ti par des nations libres qui renoncent à quelques droits dont elles jouis­saient séparément, non pas pour les abandonner à un pouvoir étranger, mais pour continuer à les posséder en commun avec d’autres nations. Ce transfert ne peut donc être accompli que moyennant l’acceptation d’une constitution fédérale écrite, définissant avec précision ce qu’on transfère et à quelles instit­utions on transfère ….

illibéral-up

Spread the love