Les propositions françaises

Les propositions du candidat Emmanuel Macron

Emmanuel Macron “Ce n’est pas l’Europe qui résoudra nos problèmes à notre place mais ce qui est certain c’est que nous ne résoudrons pas nos problèmes contre l’Europe”

  1. Dans un monde où les rapports de force prendront de plus en plus d’importance dans les relations entre États, l’UE est le seul niveau de souveraineté efficace.
  2. La France doit renouveler son engagement européen, redonnant confiance à l’Allemagne en procédant notamment à des réformes budgétaires et structurelles.
  3. Refonder le pacte pour la croissance et la prospérité, gérer politiquement la zone euro avec un ministre européen des finances, disposant de ressources propres et responsable devant les députés européens dont les pays sont membres de la zone euro. 
  4. Adopter des positions fermes sur le Brexit et les autres négociations commerciales
  5. Engager la transition écologique par la réforme du marché du carbone européen et développer des projets européens d’infrastructures énergétiques
  6. Faire émerger la puissance du digital européen par la construction du marché unique du numérique.
  7. Mesures spécifiques : faire grandir le programme Erasmus + pour atteindre 200.000 étudiants et apprentis concernés à l’horizon 2022. Rétablir les classes bi-langues et les sections européennes.
  8. Renforcer la démocratie européenne par des Conventions d’où émergeront pour les États-Membres, les réformes à promouvoir pour renforcer l’adhésion des peuples à la construction commune
Discours de la Sorbonne
Discours de la Sorbonne

Les discours européens du Président Emmanuel Macron

  1. Discours de Salzbourg 24 août 2017
  2. Interview Le Point 31 août
  3. Discours d’Athènes 8 septembre 2017
  4. Discours de la Sorbonne 26 septembre 2017
  5. Ouverture de la Foire du livre de Francfort 11 octobre 2017
  6. Interview Der Spiegel 14 octobre 2017
  7. Lors de la remise du prix Charlemagne à Aix-la-Chapelle 10  mai 2018
  8. En ouverture de la Conférence des ambassadeurs le 27 août 2018

Sur la défense et la sécurité

  • Créer une Agence Européenne du Renseignement
  • Créer un Fonds de Défense Européenne pour partager l’effort de défense avec émission des “European Defence Bonds”.
  • Créer un Conseil Européen de Sécurité pour faire travailler ensemble tous les diplomates et militaires des États-membres
  • Créer un État-Major Européen permanent pour planifier des opérations pan-européennes de sécurité
  • Activer les “Battle Groups” prévus par le Traité de Lisbonne

Sur la fiscalité (Discours de la Sorbonne)

La France propose la taxation de la valeur créée, là où elle est produite pour taxer les entreprises qui s’implantent hors d’Europe dans le seul but d’échapper à l’impôt. Nous ne pouvons pas accepter d’avoir des acteurs européens qui sont taxés et des acteurs internationaux qui ne le sont pas.

Ceux qui ne voudront pas une fourchette commune de taux d’imposition n’auront plus accès aux fonds de cohésion

Un sondage qui laisse perplexe.

Elabe publie le 4 octobre 2018 un sondage réalisé pour l’institut Montaigne et Radio classique montrant que plus de 3 Français sur 4 ignorent le projet européen d’Emmanuel Macron.  Les Français sont partagés sur les bénéfices liés à l’appartenance de la France à l’Union européenne : 38% estiment qu’elle a plus d’inconvénients que d’avantages et 24% l’inverse. 38% affirment qu’elle a autant d’avantages que d’inconvénients.

A l’heure où Donald Trump menace notre commerce non seulement avec les Etats-Unis mais avec le reste du monde, où l’Afrique devient une grande zone d’influence chinoise, où la Russie manifestement multiplie les initiatives pour nous nuire, les Français sont majoritaires à penser que la France s’en tirerait mieux toute seule.

La question n’était pas posée dans ce sondage mais d’autres sondages montrent que les Français sont très majoritairement  attachés à l’euro comme monnaie, qu’ils veulent une armée européenne et même un président de l’Europe élu au suffrage universel. Tout cela montre que la condamnation concerne plus l’Europe telle qu’elle fonctionne que le principe lui-même… raison de plus pour changer le mode de fonctionnement.

La réception des propositions françaises

Un sabotage en règle du premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Une réponse allemande timide et tardive.

Jens Spahn
Freisteller Jens Spahn

La nécessité de donner une réponse positive aux projets d’Emmanuel Macron avait constitué un point important au départ des négociations en vue de la grande coalition (GroKo) allemande. Une fois Martin Schulz hors jeu, ce souci a été fortement marginalisé.  Jens Spahn (38 ans) contestataire virulent d’Angela Merkel au sein de la CDU mais nommé néanmoins par elle, ministre de la santé, illustre une nouvelle génération pour laquelle la relation avec la France ne présente pas un intérêt primordial. Il déclarait le 22 mars dernier “les millions de gens qui ont voté pour des partis eurosceptiques en France, en Pologne, en Allemagne et en Italie ne seront pas convaincus par des propositions du type création d’un ministre des finances de la zone euro ou l’introduction de listes transnationales pour les élections européennes“. Difficile de s’opposer plus frontalement aux propositions françaises.

Olaf Scholz ministre des finances est très loin de partager les idées de Martin Schulz tout en venant du SPD. Il a cependant proposé en juin un système de réassurance chômage au niveau européen, sur le modèle des Etats-Unis. Chaque Etat contribuerait à abonder un fonds qui pourrait être mobilisé en cas de difficultés prolongées sur l’emploi.

Macron  contesté.

On avait cru que la victoire d’Emmanuel Macron réjouissait de nos partenaires européens, c’était une grande erreur,  pour la plupart l’immobilisme convient très bien,. Il n’y a rien qui se passe dans le monde qui justifierait des initiatives européennes.

L’Allemagne déverse de l’eau froide sur le projet d’Emmanuel Macron concernant l’euro.

Catherine Chatignoux écrit dans Les Echos du 4 juin 2018

Angela Merkel est prisonnière de son système politique. Certains pensaient qu’elle profiterait de son dernier mandat pour s’extraire de son corset national et donner aux côtés d’Emmanuel Macron une impulsion décisive à l’Europe mais elle en semble incapable. Elle répond à deux injonctions contradictoires : la France, et Emmanuel Macron qu’elle redoute de freiner dans son ambition européenne, et sa base politique de plus en plus divisée et sceptique sur cette solidarité qu’on exige de l’Allemagne. « Sa seule option, estime Daniela Schwarzer, c’est d’avancer pas à pas pour ne pas heurter les Allemands ». Mais il reste à peine plus de trois semaines d’ici le rendez-vous attendu des dirigeants européen les 28 et 29 juin pour combler des divergences plus philosophiques que techniques.

Une réflexion de Charles Grant du Centre for European Reform : Is Macron becoming isolated in Europe ?

La déclaration de Meseberg (19-juin-2018)

Une analyse de la déclaration de Meseberg dans le quotidien économique Les Echos

Un sommet bien creux (Bruxelles 28-29 juin)

Le Premier ministre danois pour le statu quo à la veille de la visite d’Emmanuel Macron

Ana Palacio nous donne des raisons de désespérer

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