Les propositions françaises

Le Président Emmanuel Macron et la Présidente élue Ursula von der Leyen.

Le mardi 23 juillet 2019.

 

Les textes européens du Président Emmanuel Macron

  1. Discours de Salzbourg 24 août 2017
  2. Interview Le Point 31 août
  3. Discours d’Athènes 8 septembre 2017
  4. Discours de la Sorbonne 26 septembre 2017
  5. Ouverture de la Foire du livre de Francfort 11 octobre 2017
  6. Interview Der Spiegel 14 octobre 2017
  7. Lors de la remise du prix Charlemagne à Aix-la-Chapelle 10  mai 2018
  8. En ouverture de la Conférence des ambassadeurs le 27 août 2018
  9. Pour une renaissance européenne

Sur la défense et la sécurité

  • Créer une Agence Européenne du Renseignement
  • Créer un Fonds de Défense Européenne pour partager l’effort de défense avec émission des “European Defence Bonds”.
  • Créer un Conseil Européen de Sécurité pour faire travailler ensemble tous les diplomates et militaires des États-membres
  • Créer un État-Major Européen permanent pour planifier des opérations pan-européennes de sécurité
  • Activer les “Battle Groups” prévus par le Traité de Lisbonne

Sur la fiscalité (Discours de la Sorbonne)

La France propose la taxation de la valeur créée, là où elle est produite pour taxer les entreprises qui s’implantent hors d’Europe dans le seul but d’échapper à l’impôt. Nous ne pouvons pas accepter d’avoir des acteurs européens qui sont taxés et des acteurs internationaux qui ne le sont pas.

Ceux qui ne voudront pas une fourchette commune de taux d’imposition n’auront plus accès aux fonds de cohésion

La réception des propositions françaises

Un sabotage en règle du premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Une réponse allemande timide et tardive.

Jens Spahn
Freisteller Jens Spahn

La nécessité de donner une réponse positive aux projets d’Emmanuel Macron avait constitué un point important au départ des négociations en vue de la grande coalition (GroKo) allemande. Une fois Martin Schulz hors jeu, ce souci a été fortement marginalisé.  Jens Spahn (38 ans) contestataire virulent d’Angela Merkel au sein de la CDU mais nommé néanmoins par elle, ministre de la santé, illustre une nouvelle génération pour laquelle la relation avec la France ne présente pas un intérêt primordial. Il déclarait le 22 mars dernier “les millions de gens qui ont voté pour des partis eurosceptiques en France, en Pologne, en Allemagne et en Italie ne seront pas convaincus par des propositions du type création d’un ministre des finances de la zone euro ou l’introduction de listes transnationales pour les élections européennes“. Difficile de s’opposer plus frontalement aux propositions françaises.

Olaf Scholz ministre des finances est très loin de partager les idées de Martin Schulz tout en venant du SPD. Il a cependant proposé en juin un système de réassurance chômage au niveau européen, sur le modèle des Etats-Unis. Chaque Etat contribuerait à abonder un fonds qui pourrait être mobilisé en cas de difficultés prolongées sur l’emploi.

Emmanuel Macron  contesté.

On avait cru que la victoire d’Emmanuel Macron réjouissait de nos partenaires européens, c’était une grande erreur,  pour la plupart l’immobilisme convient très bien,. Il n’y a rien qui se passe dans le monde qui justifierait des initiatives européennes.

L’Allemagne déverse de l’eau froide sur le projet d’Emmanuel Macron concernant l’euro.

Catherine Chatignoux écrit dans Les Echos du 4 juin 2018

Angela Merkel est prisonnière de son système politique. Certains pensaient qu’elle profiterait de son dernier mandat pour s’extraire de son corset national et donner aux côtés d’Emmanuel Macron une impulsion décisive à l’Europe mais elle en semble incapable. Elle répond à deux injonctions contradictoires : la France, et Emmanuel Macron qu’elle redoute de freiner dans son ambition européenne, et sa base politique de plus en plus divisée et sceptique sur cette solidarité qu’on exige de l’Allemagne. « Sa seule option, estime Daniela Schwarzer, c’est d’avancer pas à pas pour ne pas heurter les Allemands ». Mais il reste à peine plus de trois semaines d’ici le rendez-vous attendu des dirigeants européen les 28 et 29 juin pour combler des divergences plus philosophiques que techniques.

Une réflexion de Charles Grant du Centre for European Reform : Is Macron becoming isolated in Europe ?

La déclaration de Meseberg (19-juin-2018)

Une analyse de la déclaration de Meseberg dans le quotidien économique Les Echos

Un sommet bien creux (Bruxelles 28-29 juin 2018)

Ana Palacio nous donne des raisons de désespérer

Réponse de Annegret Kramp-Karrenbauer aux propositions d’Emmanuel Macron (WeltamSonntag 10 mars 2019)

Comment peut-on à la fois s’opposer à la création d’un Etat européen et vouloir une représentation unique à l’ONU tout en s’opposant à une représentation unique au Fonds Monétaire international et à la Banque Mondiale ?

Réponse de Nathalie Loiseau (Ministre) à l’Assemblée Nationale

Non, nous ne partagerons pas notre siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, ni avec l’Allemagne, ni avec quiconque ! Et non il n’est pas question d’abandonner le siège du Parlement européen à Strasbourg !

Bilan des initiatives d’Emmanuel Macron

8 août 2019

Paul Taylor :  King Macron’s unsteady EU crown

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