No deal

No deal – sans accord

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Liam Fox Portrait officiel

Liam Fox, le secrétaire d’Etat au Commerce international,  veut faire du Royaume Uni  une super puissance à l’exportation. Il le voit dépasser la France et l’Italie et talonner l’Allemagne. En attendant le RU est le pays d’Europe ayant le déficit commercial le plus important. On ne voit pas par quel mécanisme le miracle se produirait. Dans une interview au Sunday Times du 5 août,  Liam Fox estime à  “60-40”, la probabilité d’une sortie sans accord. Il en impute la responsabilité à la Commission européenne qui fait preuve d’une “obsession théologique” des textes et se préoccupe peu du bien être des peuples.

Il défend l’accord de Chequers et expose :

Si les Européens n’aiment pas la proposition que nous avons mise sur la table, alors il leur revient d’en formuler une que nous pourrions accepter“.

Liam Fox est un eurosceptique patenté mais il n’a pas quitté le gouvernement après l’accord de Chequers.

Un avis partagé par le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, qui s’est déclaré “préoccupépar le “vrai risque d’un Brexit sans accord” [Les Echos]. Même son de cloche de la part du  gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney,. Il se dit inquiet face au risque “désagréablement élevé” d’une sortie du Royaume-Uni “sans qu’un accord ait pu être trouvé sur les relations post-Brexit entre Londres et Bruxelles“. Il a employé le terme de chaos

Au cours du mois d’août 2018, un nombre croissant de déclarations et de documents va dans le sens qu’une sortie sans accord (no deal) est possible. Cette perspective inquiète beaucoup les acteurs économiques britanniques.

 

Le Royaume Uni doit nous quitter dans

No deal : l’ardoise

Le gouvernement britannique a commencé à publier 24 fiches sectorielles sur les 80 qu’il a préparées pour exposer les conséquences d’une sortie sans accord.

Gabriel Grésillon nous en donne un aperçu dans Les Echos datés du 23 août.

Un des domaines qui soulève beaucoup d’inquiétudes est celui de l’industrrie pharmaceutique. Les médicaments mis sur le marché das les pays européens peuvent entrer au Royaume Uni et vice-versa, cela sera terminé alors

Le système national de santé (NHS) prévient que des pénuries de médicaments pourraient survenir et suggère de détenir six semaines de stocks en prévision d’une absence d’accord.

Enfin on oublie qu’une des causes du “no deal” pourrait être l’absence d’accord du Parlement européen dont l’approbation est indispensable selon l’article 50 du Traité.  Roberto Gualtieri président de la Commission des affaires économiques et monétaires a prévenu que le texte de l’accord serait examiné dans les moindres détails.

Guy Verhofstadt (Président du groupe ALDE) est chargé de ce dossier et ses vues sont soutenues par une forte majorité à Strasbourg.

Pour lui le “no deal” c’est le chaos.

Salzbourg la ville de Mozart

Le compositeur, un des Européens les plus célèbres, n’a pas eu le temps de terminer son Requiem, Madame May n’aura peut-être pas le temps de terminer le sien non plus. Un “No deal” apparaît de plus en plus probable, quelles en seront les conséquences pour le Royaume Uni et l’UE ? Madame May a bien précisé qu’il n’y aurait pas de second référendum et pas de demande de prolongation du  calendrier des négociations.

Les 27 ont été unanimes pour estimer inacceptables les propositions britanniques, les Polonais on tenté légèrement de faire entendre une musique légèrement différente en pensant probablement au million de leurs compatriotes vivant au Royaume-Uni.

Le prochain congrès des Tories à Birmingham fin septembre va être sportif. A suivre.

 

 

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