Margrethe Vestager

Présidente Vestager
Photo : Commission UE

Future présidente ? Née le 13 avril 1968 à  Glostrup (municipalité du département de Copenhague, dans l’est de l’île de Seeland). Ses parents étaient pasteurs luthériens. Mariée à un professeur de mathématiques, elle est mère de trois filles. La famille possède une maison de vacances sur l’île d’Oléron. (Source Wikipédia)

Suite à des études d’économie à l’université de Copenhague, elle entre au Ministère des Finances. Elle adhère au Parti social-libéral danois (RV).

Le 23 mars 1998, elle est nommée ministre de l’Éducation et ministre des Affaires ecclésiastiques, dans le gouvernement de centre gauche de Poul Nyrup Rasmussen. Elle perd ce dernier poste, à l’occasion d’un remaniement ministériel le 20 décembre 2000.

À l’occasion des élections législatives du 20 novembre 2001,  Margrethe Vestager est élue députée au Folketing (Parlement danois), tandis que le centre droit arrive au pouvoir. Réélue en 2005, elle prend la direction du Parti Social Libéral (Det Radikale Venstre) et de son groupe parlementaire. Au niveau européen, ce parti est membre de l’ALDE. Lors des élections législatives du 15 septembre 2011, son parti  obtient 9,5 % des suffrages et 17 élus sur 179, son meilleur score depuis 1973..Le 3 octobre suivant, elle est nommée ministre des Affaires économiques et de l’Intérieur dans le gouvernement de centre gauche de Helle Thorning-Schmidt.

L’actuel Premier Ministre Lars Løkke Rasmussen  est membre de ‘Alliance libérale classée à droite. Il est à la tête d’une très courte majorité composée de petits partis de droite.

En 2015, le Parti populaire danois est passé de 22 à 37 députés après avoir obtenu 3 députés aux élections européennes de 2014.

 

 

Février 2019 : Margareth Vestager, star de la Commission

Le 20 mars elle a déclaré publiquement sa candidature à la tête de la Commission z a été nommée dans l”équipe Europe” constituée par ALDE.

 

Voir une longue interview (en anglais) dans le périodique danois Zetland .

Lisez dans les développements ci-dessous son histoire politique et ses réalisations à la Commission.

A la Commission européenne

En 2014, avait été nommée commissaire européenne à la concurrence.  Elle avait été proposée par une majorité qui se retrouve aujourd’hui dans l’opposition.

Présentée comme la « star de Bruxelles », elle est chargée de dossiers impliquant des géants mondiaux comme Starbucks, Google et Gazprom. Elle lance contre ce dernier une procédure pour non-respect de la législation sur les cartels et les abus de position dominante.

Se présentant comme centriste, ni dirigiste, ni libérale, elle lutte contre la « loi de la jungle » qui permet à de grands groupes internationaux d’échapper à l’impôt dans leur pays d’origine. Ils installent leurs sièges dans des paradis fiscaux et négocient des conditions fiscales spécifiques avec des petits pays. En conséquence, la presse internationale la présente comme « La femme qui fait trembler les grands » ou encore la « Dame de fer face aux Gafa ». Google, Apple, Gazprom, Amazon et autres.

La concurrence qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit.

Débat du 15 juin 2015 à l’Université Paris Dauphine avec Margrethe Vestager et le Ministre Emmanuel Macron.

Éloge de Margrethe Vestager par des économistes

Elie Cohen écrivait dans le Bulletin Telos du 2 septembre 2016, après la décision concernant Apple.

Il est rare d’avoir à célébrer, par les temps qui courent, l’utilité de l’Union Européenne, les vertus de la concurrence libre et non faussée, l’audace réformatrice de la Commission et le courage d’une commissaire… et pourtant c’est ce que la sanction de 13 milliards d’euros infligée à Apple pour aide d’État illégale nous invite à faire.

Enfin le courage d’une commissaire et la rigueur de son travail (trois ans d’enquête) ont permis de mettre en échec des armées de juristes et de lobbyistes des multinationales. S’attaquer à la première capitalisation mondiale avec près de 500 milliards d’euros, mettre en cause le travail d’armées de financiers, de juristes et oser braver les services fiscaux américains n’était pas chose facile, la commissaire Vestager et le président Juncker ont osé.

Le dossier Alstom-Siemens est analysé par Elie Cohen dans Telos. En refusant la fusion entre les deux groupes ferroviaires, la commissaire européenne s’est attirée les foudres des gouvernements français et allemand, plusieurs estiment qu’elle a ainsi ruiné ses chances d’accéder à la tête de la Commission.

Sa conférence de presse.

Son point de défense est que les Etats confient à la Commission le soin de mettre en oeuvre les traités. Or les traités posent les règles d’une politique de concurrence et ne confient pas à la Commission le soin de mettre en oeuvre une politique visant à créer des champions mondiaux. On entend les eurosceptiques en profiter pour attaquer la Commission en illustrant leurs propos par l’affirmation qu’aujourd’hui Airbus ne serait plus possible. Au total on reproche à la Commission de ne pas exercer un mandat qu’on ne lui a jamais confié.

Un groupe de 45 économistes européens analyse pourquoi  la Commission européenne  a eu raison de refuser la fusion. Les Echos du 12-02-2019

La presse et Margrethe Vestager

The Economist Nov 9 2017

One name doing the rounds in Paris is Margrethe Vestager, the commission’s competition tsar. Her flair, taste for public relations and punchy attacks on tax-dodging tech firms make her a natural fit for Mr Macron.

Interview Euronews  12 décembre 2017

Efi Koutsokosta :
“Vous avez été la première femme ministre dans votre pays, le Danemark. Et je voudrais vous demander, parce qu’il y a beaucoup de rumeurs disant que plusieurs leaders politiques, notamment Emmanuel Macron, aimeraient vous voir en prochaine présidente de la Commission européenne. Seriez-vous prête à vous lancer ? Devenir la première femme présidente de la Commission ?”

Margrethe Vestager :
J’ai entendu les rumeurs aussi et ça me rappelle que la politique européenne est comme la politique danoise, il y a de nombreuses rumeurs qui courent. Ce que j’en pense, c’est que ça me va droit au cœur, je le prends comme un compliment, que les gens puissent envisager aussi mon rôle dans le futur. Mais c’est essentiellement ce que j’en pense parce que vous savez, j’ai un travail quotidien à assurer”.

Le Point  du 26 juin 2018 Margrethe Vestager, future présidente de la Commission européenne ?

Interrogée sur le fait que le parti d’Emmanuel Macron loue ses mérites, la Danoise a habilement esquivé : « Je le prends comme un compliment » . Certains la voient déjà à la place de Jean-Claude Juncker après les européennes de mai 2019. D’autres imaginent qu’elle puisse être une candidate En marche  (Emmanuel Beretta)

Handelsblatt du 19 juillet 2018 et la future Présidente

Présidente Vestager ?
Photo : Commission UE

Commentant l’amende salée infligée à Google pour abus de position dominante, le quotidien économique allemand se demandait si cette décision n’allait pas ouvrir à la socio-libérale Danoise la présidence de la Commission.

 

La mission de la commissaire

L’OBS : 10 choses à savoir sur Margrethe Vestager, la commissaire européenne cauchemar de Google

Si tous les commissaires étaient comme elle, l’Europe redeviendrait à coup sûr une idée populaire”.

Il est vrai que la concurrence est une matière où la compétence de la Commission est exclusive, sous contrôle de la Cour de Justice bien sûr.

illibéral-up

 

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