Finances italiennes

Les finances publiques moteur de la chute ?

Le fameux spread

La préparation de la loi de finance 2019

Luigi de Maio

On n’étrangle pas les Italiens pour faire plaisir aux agences de rating

C’est comme dire on ne va pas prendre des antibiotiques pour faire plaisir au thermomètre.

La nouvelle loi de finance se trouve face aux factures des promesses électorales des vainqueurs : revenu de citoyenneté, impôt proportionnel (flat tax) etc… l’ensemble est estimé à 400 milliards .

Les épargnants italiens se rebiffent

Finances - Bons du résor
Bons du Trésor

Les 19 et 20 novembre, le gouvernement italien a émis son quatorzième emprunt (Btp) à quatre ans, souscrit par les épargnants individuels. En effet les Italiens ont une épargne privée considérable et Matteo Salvini a déclaré à plusieurs reprises compter sur ces épargnants pour épauler la politique du gouvernement.

Hélas il n’en est rien. Au mois de mai dernier la souscription s’était montée à 3,2 milliards, en novembre elle est descendue à 722 millions c’est à dire à des niveaux de la crise financière de 2012. Ce n’est pas un complot de “Bruxelles” ou de la finance internationale mais l’expression d’un manque de confiance des citoyens italiens. Or au cours de l’année 2019, il faudra trouver une somme située entre 55 et 60 milliards, ce ne sont pas les investisseurs étrangers qui vont souscrire et le gouvernement va se trouver dans une situation impossible soit en offrant des taux dévastateurs soit en ayant recours à l’emprunt forcé, politiquement dangereux.

Luigi di Maio déclarait que ce n’étaient pas les marchés qui dictaient la politique du gouvernement mais le peuple, la réponse est évidente c’est bien le peuple mais par les marchés.

illibéral-up

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