Le nouveau cadre du scrutin

 

Changements

srutin-bulletinLa structure du scrutin a changé :  au niveau européen, le changement du nombre de parlementaires du fait de la sortie envisagée du Royaume-Uni, accompagnée d’une adaptation du nombre de députés aux variations de la population.  Du fait de la participation des Britanniques au vote, cette modification a été reportée.

au niveau français, le retour à une circonscription nationale.

Perturbation due au Brexit

Au niveau européen

  1. Le nombre de députés sera réduit de 751 à 705 après le Brexit
  2. 46 des 73 sièges britanniques libérés par le Brexit seront gardés en réserve pour d’éventuelles listes paneuropéennes et l’élargissement de l’UE
  3. Les 27 autres anciens sièges britanniques sont redistribués entre 14 pays de l’UE. Le nombre d’élus pour la France passera de 74 à 79. Le 26 mai, 5 députés français seront donc en “liste d’attente” et ne seront véritablement élus qu’à l’issue du Brexit.

Le rejet d’une liste transnationale.

Depuis plusieurs années, il avait été proposé l’établissement de listes transnationales qui auraient permis à chaque électeur d’avoir deux bulletins : un pour une liste dans son pays et un autre pour choisir une liste d’un parti comprenant un candidat par pays.

Andrew Duff
Andrew Duff

Ce projet avait été notamment poussé par Andrew Duff, député Libdem britannique non réélu en 2014 et à l’époque président de l’Union des Fédéralistes européens.

Cette idée avait été reprise par le Président Emmanuel Macron mais elle a été rejetée par le PPE (sauf  26 élus de ce Parti dont trois Français : Tokia Saïfi, Jérôme Lavrilleux et Arnaud Danjean).

Cela a incité Jean Quatremer, le talentueux correspondant du quotidien Libération à Bruxelles à dénoncer le parti PPE qui s’est allié aux anti-européens pour torpiller un projet cher à Emmanuel Macron.

La décision définitive devait être prise au sommet de juin 2018, mais au sommet de Meseberg l’accord franco-allemand l’a évoqué pour 2024.

Scrutin national

L’Assemblée nationale a voté mardi 13 février 2018 le retour aux listes nationales.  Depuis les élections de 2004, huit grandes circonscriptions découpaient la France. La logique affichée voulait que ce découpage rapprochât les élus des électeurs. Dans la réalité, ce sont les états-majors nationaux qui ont continué à désigner les candidats. On a même vu un candidat élu dans le Nord être proposé dans le Sud aux élections suivantes.  Par ailleurs, certaines circonscriptions comme Rhône-Alpes, Paca, Corse (13 députés à élire)  ne permettaient pas à un député de se faire connaître. Il est vrai que certains députés européens sont aussi maire d’une grande ville, voire président de Région donc connus localement. Cette possibilité se termine en 2019 et les députés européens obéiront aux mêmes lois de cumul que les députés nationaux.

Seuls Les Républicains (LR) ont exprimé leur opposition à une circonscription électorale unique, inversement la majorité La République en marche (LaREM) et MoDem, les socialistes, la France insoumise (LFI) et les communistes  l’ont approuvée.

La vidéo du Parlement européen

scrutin-up

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