La présidence de la Commission

Une nouvelle présidence

Une fédéraliste, expérimentée et enfin la première femme occupant ce poste… Avec un ouf de soulagement lors de la proclamation d’un vote obtenu de justesse.

Les réactions à l’élection dans les capitales

Un jugement flatteur de Jean-Dominique Giuliani (Fondation Schuman)

Quelle procédure pour la présidence à l’avenir ?

Comment choisit le ou la titulaire de la Présidence de la Commission ?

La procédure du candidat chef de file (Spitzenkandidat) a été utilisée en 2014. dans la tradition allemande. C’étaient les  premières élections faisant suite à l’adoption du Traité de Lisbonne. L’article 17 § 7 alinéa 1 du TUE stipule en effet que le Conseil européen devra « tenir compte des élections au Parlement européen » avant de « proposer au Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission »

Présidence actuelle
Jean-Claude Juncker

Dans la réalité, les partis précédèrent la décision du Conseil européen.  Giscard d’Estaing avait qualifié cette procédure de “coup d’état”.

Le Parti Populaire Européen avait désigné Jean-Claude Juncker contre Michel Barnier. L’Alde avait désigné Guy Verhofstadt. Les partis europhobes n’ont pas désigné de candidat à la présidence d’une institution dont ils voulaient la suppression.

Rappels sur le rôle et le fonctionnement de la Commission

La présidence du futur

Une pluie de critiques est tombée sur la candidate de 2019 car elle n’avait pas été désignée par la procédure de la Spitzenkandidatin. Or, cette procédure n’est pas prévue dans les traités. En choisissant une femme politique membre du parti arrivé en tête aux élections, le Conseil européen a parfaitement respecté le Traité de Lisbonne.

On peut souhaiter qu’à l’avenir, le Parlement ait l’initiative de la désignation mais cela supposera une modification du Traité.

La prochaine Commission

Drapeaux devant Berlaymont

Le 25 juillet, le nouveau Premier Ministre britannique Boris Johnson avait annoncé qu’il ne nommerait pas de commissaire britannique pour la nouvelle Commission.

Le 1er août Matteo Salvini (Ministre de l’Intérieur) avait annoncé qu’il proposerait un commissaire capable de gérer un portefeuille économique et de défendre l’intérêt des Italiens à Bruxelles… il n’est plus en mesure de proposer un candidat semble-t-il. Va-t-on finalement constituer une “majorité Ursula” à Rome ?

Selon l’article 245 du Traité sur l’Union européenne :  Les membres de la Commission exercent leurs fonctions en pleine indépendance, dans l’intérêt général de l’Union; en particulier, ils ne sollicitent ni n’acceptent d’instructions extérieures d’aucun gouvernement ou autre organisme.

Cependant Madame Ursula von der Leyen n’a probablement pas un caractère à supporter des sabotages internes, son ambitieux programme ne lui permet pas.

Le rejet de Sylvie Goulard.

Manifestement il y a eu une vengeance d’eurodéputés contre la France.  Probablement une tentative de faire chuter la Commission est en cours dans l’espoir peut-être, de remettre la candidature de Manfred Weber sur le devant de l’actualité.

 

Le calendrier

Octobre 23: vote du Parlement sur la Commission dans son ensemble
1er novembre 2019 :   prise de fonction de la nouvelle Commission

 

illibéral-up

 

 

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