Elections 2019

Voir article dans Telos de Elie Cohen et Gérard Grunberg “L’affaiblissement avéré du clivage gauche-droite N°1“.  Second article sur le même sujet

C’est le nouveau clivage qui a fait l’objet  d’un ouvrage récent du spécialiste des sondages Jérôme Fourquet.

Elections et situation internationale.

Simultanément les politiques menées par la nouvelle administration américaine et dans une certaine mesure par la Russie, montrent que les rapports de force se substituent au niveau mondial aux rapports de droit. Face aux Etats-Unis, à la démographie africaine, à la montée en puissance de la Chine, le sentiment d’appartenance à l’Europe devrait se renforcer. Ceci   surtout en France où le Président de la République a fait de son attachement à la construction européenne, le caractère déterminant de son engagement politique. La célèbre débat du deuxième tour des présidentielles a renforcé dans les esprits, cette opposition entre société ouverte et société fermée. Dans les sondages d’opinion, le parti du président est identifié par ses partisans et par ses adversaires,  comme le parti de l’Europe.

élections clivage
Le Cerf Paris 2018

On voit poindre un clivage entre ceux qui auraient un rapport maîtrisé et apaisé à de la mobilité (c’est-à-dire ceux qui ne redoutent pas les flux migratoires, qui défendent le principe de libre circulation et qui pratiquent aisément la mobilité dans un cadre touristique, professionnel ou résidentiel) et ceux qui entretiendraient un rapport plus craintif et restreint ou contraint à la mobilité. Ces derniers voyagent moins, vivent souvent là où ils sont nés, sont inquiets voire opposés à la poursuite de l’immigration et souhaitent le retour des frontières nationales. La globalisation a en effet plusieurs visages. C’est bien entendu la mondialisation économique avec son lot de délocalisations, le développement du commerce international et la concentration des richesses dans les grandes métropoles. Mais c’est aussi l’accentuation des flux migratoires qui nourrit l’insécurité culturelle et le sentiment de ne plus reconnaître son propre pays.

Les confidences d’Alain Duhamel

Dans une longue intervieuw dans Les Echos, le journaliste politologue qui suit la vie politique française depuis les années 50 s’exprime sur la situation de l’Europe :

Je pense que le système européen connaît un moment de son histoire qui fait penser à celui qu’a traversé le système politique français en 1958, quand la IVe République, totalement dans l’impasse, voyait s’ouvrir deux voies devant elle, soit la désagrégation et ses risques pour la démocratie, soit la régénération gaullienne des institutions. Les Européens d’aujourd’hui sont un peu confrontés au même choix.

  1. Le nouveau cadre électoral
  2. Analyse du scrutin
  3. La présidence de la Commission
  4. La présidence du Conseil européen

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