Le Brexit

Boris Johnson premier ministre

Le nouveau Premier Ministre a entrepris sans grand succès de convaincre Ecossais, Gallois et Nord-Irlandais. Il a chargé Michael Grove de préparer le pays à une éventuelle sortie sans accord ce qui semble de plus en plus difficile. Par ailleurs il a lancé l’idée de créer une dizaine de ports francs en Grande-Bretagne. C’est à dire que les marchandises arriveraient dans ces ports et en repartiraient sans formalités. On peut penser que les cargaisons venant de ces ports et arrivant dans l’Union européenne, feraient l’objet d’une vérification minutieuse.

Il passe son temps à dire que des nouvelles propositions sont prêtes mais les partenaires européens les attendent et décision sera prise après un Conseil européen de la mi-octobre.

Le retour des LidBems.

1er août 2019 : micro référendum

Dans une élection partielle les LibDem ont battu un conservateur sortant mais le résultat du Labour est encore plus catastrophique. Ce qui est certain c’est la victoire d’une europhile dans une circonscription qui avait voté à 52% en faveur du Brexit lors du référendum.

Le jeudi 2 mai 2019  avaient eu lieu des élections locales au Royaume Uni. Les résultats sont une sévère défaite pour les Conservateurs (plus de 1300 sièges perdus), une défaite moindre pour les Travaillistes et un succès incontestable pour les Lib Dems.

Les résultats

Comme prévu, le Brexit Party de Nigel Farage, remporte l’élection européenne haut la main. Avec 30,5 % des votes dans dix des douze régions (l’Irlande du Nord étant en attente), il raye de la carte son concurrent, Ukip (Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni), qui passe de 26,6 % à 3,2 % des votes. Il mord également sur l’électorat du parti conservateur, dont le score passe de 23,1 % à 8,8 %. Il n’est battu qu’à Londres.

Il bénéficie de 29 des 73 sièges britanniques. « Si nous ne quittons pas l’Union européenne le 31 octobre, les scores que vous avez vus aujourd’hui se reproduiront lors d’une élection générale, » a prévenu Nigel Farage.

Les libéraux-démocrates grands gagnants en voix

Toutefois, les partis favorables à l’organisation d’un second référendum devancent les Brexiters en nombre de voix. Les libéraux-démocrates obtiennent 19,6 % des voix contre 6,6 % en 2014 ; les Verts doublent presque leur audience (11,8 % contre 6,9 % en 2014), tandis que Change UK fait 3,3 %, le Parti national écossais (SNP) 3,5 % et les indépendantistes gallois de Plaid Cymru, 1 %. Ensemble, ils atteignent 39,2 % des votes contre 33,7 % aux deux partis favorables à une rupture radicale avec l’UE.

L’arrivée de Jo Swinson défavorable à un nouveau référendum.

Le 22 juillet les LibDem ont élu leur nouveau leader Jo Swinson, une femme de plus qui prend les rênes d’une force politique et qui remplace u Vincent Cable qui manquait un peu de charisme.
Dans son discours de remerciement elle a dit qu’elle ferait tout pour éviter le Brexit et que Boris Johnson n’était pas apte à diriger le pays.

Le 14 août, la députée Sarah Wollaston qui avait quitté les Conservateurs en février dernier a rejoint les LibDems, estimant ainsi mieux représenter ses électeurs qui s’étaient prononcés en faveur du “Remain”. Le groupe compte donc maintenant 18 députés  après l’arrivée de députés ayant quitté les Conservateurs et le Labour pour devenir indépendants.

Au Congrès des LibDems à Bournemouth le weekend des 14-15 septembre, Jo Swinson a été claire, son parti n’est pas en faveur d’un nouveau référendum mais de l’annulation pure et simple du Brexit. Si nous arrivons au gouvernement c’est ce que nous ferons le premier jour. Cependant pour arriver au gouvernement il faudrait passer de 18 à près de 300 élus… à suivre.

We must stop Brexit.

22 septembre 2019.

Les 16 députés LibDems au Parlement européen, inscrits au groupe Renew demandent à Jean-Claude Juncker de ne pas céder à Boris Johnson. Ils estiment que de nouvelles élections peut ressortir une majorité favorable au maintien dans l’Union européenne.

Un chapelet de votes négatifs des Communes

mais en politique “non” au “non”  ne donne pas “plus”

Le 1er avril les députés ont rejeté une deuxième fois toutes les propositions alternatives y compris  le modèle “Norvège”,  baptisé aussi  “Common Market

Les Britanniques se sentent trahis par Westminster (Euractiv)

Le 31 octobre et après ?

Un passé très récent

Pour comprendre la situation et particulièrement le problème irlandais.

Avec ses rebondissements multiples et ses coups de théâtre, le Brexit ressemble à un vaudeville dont l’issue risque d’être dramatique. Mais qui y comprend quelque chose ? Les acteurs principaux – le Royaume-Uni et l’Europe, auxquels s’ajoute l’Irlande – semblent dépassés. Tous les scénarios sont désormais possibles, d’un Brexit sans accord à la prolongation du statu quo, tandis que le compte à rebours vers la sortie se rapproche de zéro.

Dans cet ouvrage on trouve une information ignorée qui ne peut que faire bondir. Il s’agit d’un mémo adressé au Premier ministre David Cameron par ses conseillers en 2014, lors des commémorations du déclenchement de la première guerre mondiale.

« Il faut faire en sorte que notre commémoration de la première guerre mondiale ne puisse donner aucune assise au mythe que l’intégration européenne a été le résultat des deux guerres mondiales ».

 

Avant le référendum de juin 2016, les Britanniques avaient un pied dedans, un pied dehors, maintenant c’est le contraire” (Jean-Louis Bourlanges)

Le Royaume Uni doit nous quitter dans

La campagne a donné lieu à un festival de mensonges pour persuader les Britanniques d’approuver le “Leave” et de rejeter le “Remain”. La Commission européenne avait créé un site recensant les 650 “falsities” employées. Nous avons retenu celle-ci : un règlement européen dispose que les machines sur lesquelles travaille un opérateur ne devront pas émettre plus de 74 décibels afin de préserver son intégrité physique, cette règle est devenue “Bruxelles va interdire les cornemuses”.

Si vous croyez que vous êtes un citoyen du monde, vous êtes un citoyen de nulle part” (“If you believe you’re a citizen of the world, you’re a citizen of nowhere”.), Theresa May Discours de Buckingham 2016

Le calendrier rétrospectif de Madame May

  1. Le discours de Buckingham (Congrès des Tories 2 octobre 2016)
  2. Le discours de Lancaster House (17 janvier 2017)
  3. L’intervention au sommet de Davos (19 janvier 2017)
  4. Le livre blanc (2 février 2017)
  5. La transmission de la demande de sortie selon l’article 50 (30 mars 2017)
  6. Le discours de Florence (22 septembre 2017)
  7. Le livre blanc du 12 juillet 2018
  8. L’impasse de Salzbourg (20 septembre 2018)
  9. Le discours au congrès conservateur de Birmingham (3 octobre 2018)
  10. Madame Theresa May repousse à plus tard le vote du Parlement (10 décembre 2018)
  11. Les Communes rejettent le 15 janvier 2019 l’accord négocié avec l’UE.
  12. Le 12 mars :  la Chambre des Communes rejette pour la deuxième fois, l’accord  par 321 contre 278 voix !
  13. Le 13 mars :  rejet d’une sortie sans accord avec 321 contre mais 278 pour
  14. Le 14 mars, par 402 voix contre 213 la Chambre des Communes vote la demande de prolongement.
  15. Le 29 mars troisième rejet de l’accord UE-RU par 344 voix contre 286.
  16. Le 10 avril report de la prochaine échéance au 31 octobre.
  17. Le 23 mai, Theresa May annonce son départ
  18. Le 23 juillet, Boris est élu à la tête du parti conservateur

Se rendre sur le site du Professeur Aurélien Antoine Professeur de Droit Public à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne.

La protection des citoyens

Le groupe ALDE à l’initiative de sa vice-présidente Sophie In’t Veld, avait fait constituer un groupe de travail au Parlement pour la défense des citoyens européens résidant au Royaume Uni et des citoyens britanniques vivant en Europe. Les membres du Parlement européen élu en 2014 (MEP) avait demandé qu’il soit mis fin à l’incertitude sur leur avenir et que leurs droits soient préservés.

Le jeudi 21 juin 2018 ont été publiées les modalités de demande du statut de résident permanent pour les ressortissants européens au Royaume Uni. La date limite est fixée à juin 2021, le dossier coûtera 65£.

Début septembre 2018 le gouvernement écossais a annoncé qu’il rembourserait les frais de dossier aux résidents européens en Ecosse et qu’il envisage de leur maintenir le droit de vote en Ecosse après la sortie de l’UE.

Pour les ressortissants britanniques dans l’UE, le Parlement européen a voté le texte suivant.

« Nous demandons à tous les gouvernements européens de l’Union de déclarer unilatéralement que, quel que soit les résultat des négociations, les citoyens britanniques résidant dans l’UE ne seront pas contraints de la quitter après le Brexit »

La campagne pour un référendum  sur l’accord de sortie

La campagne pour un deuxième vote 

People’s Vote

Les positions de la France

Le rapport du Sénat (12 juillet) n’intègre pas le livre blanc.

Les conséquences pour les entreprises. 

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