Dossiers de fond

Prise de décision dans l’UE

La contestation des décisions ou de l’absence de décision de l’Europe constitue un exercice habituel des commentateurs qu’ils soient politiques ou acteurs de la communication.

Depuis l’architecture du Traité de Lisbonne une structure complexe a été mise en place avec les Conseils, les Parlements nationaux, la Commission, le Parlement européen avec la participation du Conseil économique et social, de l’Europe des Régions.

Le rôle fondamental du Conseil européen dans une Europe de plus en plus intergouvernementale.

Comme exposé partiellement à propos de la présidence du Conseil européen, les dossiers de fond son traités de plus en plus par le Conseil et non par la Commission.

Conçu par Valéry Giscard d’Estaing comme une réunion “au coin du feu” entre les dirigeants européens, le Conseil européen et devenu le point central de l’architecture de l’UE. Une illustration éclatante est donnée par la réunion de fin juin 2018, absorbés par le dossier des réfugiés, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont soit bâclé d’autres dossiers, soit les ont renvoyés à plus tard comme celui de l’union bancaire. Le renvoi au sommet suivant devient ainsi une procédure standard de gestion.

Comme le Conseil européen est devenu décisif, on voit les Etats se concerter et se coaliser avant les sommets afin de forcer mais le plus souvent bloquer telle ou telle décision.  On voit donc des coalitions permanentes (Groupe de Visegrad, Groupe de la Baltique) ou circonstancielles (Europe du Sud) se constituer.   La procrastination qui en découle engendre le pessimisme des citoyens qui affirment à la fois leur adhésion au projet européen et le rejet de son mode de fonctionnement. “Oui à l’Europe non à l’UE” car bien sûr on s’en prend “à Bruxelles” donc à la Commission. Cette même Commission peut, lorsque sa compétence est exclusive, montrer son sérieux et son efficacité comme dans le domaine de la concurrence.

Une communication biaisée

A l’issue de chaque sommet, chaque chef d’Etat expose les conclusions devant la presse de son pays. Il démontre que les points positifs ont été acquis grâce à lui et à sa délégation et qu’il a pu empêcher les décisions les plus contestables.

 

 

 

 

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