Coalition ou union de partis ?

Coalition et casse-tête

Coalition de partis nationaux ou sections nationales de partis internationaux, c’est l’offre politique  naturelle pour ces élections. Il faut que les partis trouvent des associés dans une majorité d’autres pays européens afin de donner une coloration européenne à leur candidature.

Afin d’exister au Parlement européen il faut constituer un groupe de 25 députés venant d’au moins 7 pays. Pour les partis purement nationaux il y a deux possibilités : soit il y a une entente préalable aux élections soit l’entente est postérieure. Chaque parti tente de son côté d’avoir le maximum d’élus, constituant ultérieurement un groupe en fonction des effectifs.

Situation du PPE ?

La tension monte au sein du PPE (Parti populaire européen) à propos du maintien ou de l’intégration de députés de partis au pouvoir dans les démocratures. La présence du Fidesz de Viktor Orban est contestée et plusieurs députés du PPE ont voté en faveur de sanctions visant la Hongrie. Notons que le candidat tête de liste LR Françoois-Xavier Bellamy a déclaré qu’il n’aurait pas voté la sanction. Lors de la réunion du PPE suspendant le Fidesz du parti, les Français ont été minoritaires dans leur soutien au dirigeant hongrois.

Le retour du Cavaliere

Le PPE va probablement voir revenir un homme politique italien bien connu, Silvio Berlusconi. C’est ce qu’a annoncé (12 juillet) Alberto Tajani, actuel président du Parlement européen, pour lui en se présentant à Naples, l’ancien président du Conseil devrait lancer la reconquête du Sud.

C’est très éloigné des positions de certains eurodéputés français du PPE comme le Professeur Philippe Juvin dont la lettre n°45 intitulée “Refonder l’Europe” est éclairante. Nous en extrayons un paragraphe :

Il faut donner à l’Union européenne les moyens de décider vite et fort. Le processus législatif européen sera simplifié : le règlement deviendra l’outil législatif de base, mettant ainsi fin au débat sur les transpositions. Au conseil, l’unanimité ne sera plus requise, sauf pour modifier les traités ou admettre un nouveau membre.

Notons que lors du vote du Parlement européen condamnant Viktor Orban, Philippe Juvin s’est abstenu…

Le Parti socialiste

Renaissance

La liste menée par Nathalie Loiseau, conformément  à l’esprit des listes transnationales repoussées par le PPE au Parlement européen,  a inclus sept non Français dont Chrysoula Zacharopoulo (Grèce) et Sandro Gozi (Italie), président de l’UEF (Union des Fédéralistes européens), parmi les 30 premiers.

Au niveau européen, il semble qu’une trentaine de candidats seront sur des listes dans des pays dont il n’ont pas la nationalité. Ainsi Nicolas Barnier, fils de  Michel Barnier, est candidat en Belgique sur la liste du parti libéral francophone dirigé par le Premier ministre Charles Michel.

Coalition sous la bannière de Steve Bannon et Rassemblement national

L’objectif de Steve Bannon consiste à  coaliser tous les partis d’ultra-droite anti-européens afin de détruire l’Union européenne de l’intérieur en réunissant une minorité de blocage au Parlement européen. Il va leur apporter sa technicité déjà utilisée pour l’élection de Donald Trump, sa maîtrise des réseaux sociaux et aussi quelques subsides d’origine inconnue. Début août 2018, il ouvre à Bruxelles des bureaux avec 10 permanents pour lancer sa campagne.

Un article de Euractiv Steve Bannon tente de “trumpiser” la politique européenne

Au fait, où sont ceux qui traitaient les militants européens de “parti de l’étranger” ?

Signez la pétition contre Steve Bannon

Rappel : les votes des députés Front National dans le parlement européen sortant

coalition-up

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