La Professoresse Véronique Trillet-Lenoir a été élue sur la liste Renaissance. Elle était auparavant conseillère régionale, mandat qu’elle devrait garder jusqu’aux prochaines élections.
Lyon, 65%
Lyon, ville gallo-romaine et européenne. C’est le score de la Constitution européenne à Lyon. La région Auvergne-Rhône-Alpes, ou encore appelée “AuRA”, est l’une des régions les plus europhiles de France. Lors du référendum constitutionnel de 2005, la ville a voté “oui” à 65%, record de France après l’Alsace.
Cette adhésion résulte de la présence très ancienne de mouvements européens, dès les années d’après-guerre, d’une ouverture internationale de son économie, de ses universités et de ses centres de recherche.
En outre, la Région appuie fortement la construction de la transalpine (c’est à dire qu’elle sera empruntée par les trains Paris-Rome) sur la ligne Lisbonne – Kiev via Vienne et Budapest, soutenue par des fonds européens.
Les quatre moteurs
Une entente formée par quatre grandes régions (comprenant l’ Auvergne-Rhône-Alpes (France), le Bade-Wurtemberg (Allemagne), la Catalogne (Espagne) et de la Lombardie (Italie)) et représentant près de 10 % du PIB de l’Union européenne illustre ce dynamisme.
Il est donc normal que dans cette région, les partisans d’une Europe forte et souveraine qu’ils soient LREM, MODEM, Radicaux, Agir aient accueilli favorablement le projet ALDE notamment pour réussir les élections européennes.
Formation
La Maison des Européens de Lyon fait partie de la Fédération française des Maisons de l’Europe, elle organise en novembre-décembre trois samedis de formation sur des grands sujets européens. D’autres formations sont prévues en février-mars sur l’Allemagne, les relations avec les pays émergents, les fonds de cohésion, la défense européenne… Les formations sont assurées par des spécialistes reconnus.
Les conférences ont eu lieu au cours du premier trimestre 2019
Les institutions européennes, historique et situation actuelle. Après-midi L’enjeu des élections européennes.
Le Parlement européen : fonctionnement, rôle, évolution. Après-midi : La dimension sociale de l’Europe.
Le Brexit. Après-midi : Les mouvements populistes en Europe et le cas italien.
Cette page vise non pas à présenter les objectifs européens de la présidence française mais la stratégie politique pour arriver à les atteindre. C’est à dire faire en sorte que ceux qui partagent ses objectifs fassent le meilleur résultat possible aux élections européennes. Un résultat permettant de propulser ses candidats à la présidence du Parlement européen et de la Commission et à pouvoir se coordonner avec le nouveau président du Conseil européen.
Rendant compte de ses entretiens avec Emmanuel Macron le dimanche 2 septembre, où il avait été question de le voir remplacer Nicolas Huot, Daniel Cohn-Bendit a précise que si l’hôte de l’Elysée avait besoin de lui pour les européennes… à suivre.
Emmanuel Macron en tournée au Danemark et en Finlande
Cette escapade vélocipédique sera-telle suffisante pour persuader le premier ministre danois de soutenir son opposante Margrethe Vestager à la Commission ?
Une réunion de travail a rassemblé le Premier ministre du Grand-Duché, Xavier Bettel, le chef du gouvernement belge, Charles Michel, et le Premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte le jeudi 6 septembre.
On a parlé du Brexit, de la réforme de la zone euro, de la taxation du numérique et des migrations, thème de rupture entre Etats membres avec la constitution du tandem Salvini-Orban soutenu par l’Autriche.
Emmanuel Macron garde sans doute en mémoire les déclarations de Manfred Weber en février dernier. Celui-ci avait défendu le principe du Spitzenkandidat au sens étroit, naturellement favorable à sa propre candidature et avait demandé à Emmanuel Macron de choisir son camp à Bruxelles.
Rendant compte de sa visite au Luxembourg, l’AFP écrit :
Emmanuel Macron, lui, s’est toujours opposé à cette règle informelle et préférerait réunir les chefs d’Etat et de gouvernement sur son propre candidat. Parmi les noms qui circulent figure la commissaire à la Concurrence, la Danoise Margrethe Vestager.
On voit mal Emmanuel Macron soutenir un principe favorable au candidat du PPE dont le représentant en France est Laurent Wauquiez.
Liam Fox, le secrétaire d’Etat au Commerce international, veut faire du Royaume Uni une super puissance à l’exportation. Il le voit dépasser la France et l’Italie et talonner l’Allemagne. En attendant le RU est le pays d’Europe ayant le déficit commercial le plus important. On ne voit pas par quel mécanisme le miracle se produirait. Dans une interview au Sunday Times du 5 août, Liam Fox estime à “60-40”, la probabilité d’une sortie sans accord. Il en impute la responsabilité à la Commission européenne qui fait preuve d’une “obsession théologique” des textes et se préoccupe peu du bien être des peuples.
Il défend l’accord de Chequers et expose :
“Si les Européens n’aiment pas la proposition que nous avons mise sur la table, alors il leur revient d’en formuler une que nous pourrions accepter“.
Liam Fox est un eurosceptique patenté mais il n’a pas quitté le gouvernement après l’accord de Chequers.
Un avis partagé par le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, qui s’est déclaré “préoccupé“par le “vrai risque d’un Brexit sans accord” [Les Echos]. Même son de cloche de la part du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney,. Il se dit inquiet face au risque “désagréablement élevé” d’une sortie du Royaume-Uni “sans qu’un accord ait pu être trouvé sur les relations post-Brexit entre Londres et Bruxelles“. Il a employé le terme de chaos
Au cours du mois d’août 2018, un nombre croissant de déclarations et de documents va dans le sens qu’une sortie sans accord (no deal) est possible. Cette perspective inquiète beaucoup les acteurs économiques britanniques.
Le gouvernement britannique a commencé à publier 24 fiches sectorielles sur les 80 qu’il a préparées pour exposer les conséquences d’une sortie sans accord.
Un des domaines qui soulève beaucoup d’inquiétudes est celui de l’industrrie pharmaceutique. Les médicaments mis sur le marché das les pays européens peuvent entrer au Royaume Uni et vice-versa, cela sera terminé alors
Le système national de santé (NHS) prévient que des pénuries de médicaments pourraient survenir et suggère de détenir six semaines de stocks en prévision d’une absence d’accord.
Enfin on oublie qu’une des causes du “no deal” pourrait être l’absence d’accord du Parlement européen dont l’approbation est indispensable selon l’article 50 du Traité. Roberto Gualtieri président de la Commission des affaires économiques et monétaires a prévenu que le texte de l’accord serait examiné dans les moindres détails.
Guy Verhofstadt (Président du groupe ALDE) est chargé de ce dossier et ses vues sont soutenues par une forte majorité à Strasbourg.
Le compositeur, un des Européens les plus célèbres, n’a pas eu le temps de terminer son Requiem, Madame May n’aura peut-être pas le temps de terminer le sien non plus. Un “No deal” apparaît de plus en plus probable, quelles en seront les conséquences pour le Royaume Uni et l’UE ? Madame May a bien précisé qu’il n’y aurait pas de second référendum et pas de demande de prolongation du calendrier des négociations.
Les 27 ont été unanimes pour estimer inacceptables les propositions britanniques, les Polonais on tenté légèrement de faire entendre une musique légèrement différente en pensant probablement au million de leurs compatriotes vivant au Royaume-Uni.
Le prochain congrès des Tories à Birmingham fin septembre va être sportif. A suivre.
Yves D. ROBERT a été nommé Coordinateur National pour la France en Septembre 2017. Conseiller aux Affaires Etrangères, ancien Conseiller Gouvernemental. Parmi ses nombreuses distinctions il a reçu en 2015 le Prix du Citoyen Européen décerné par le Parlement Européen.
« Notre challenge est de développer le nombre de Membres Individuel en France, renforcer la structure du mouvement et collaborer avec les Partis membres voire non membres de l’ALDE Party ».
Les actions du coordinateur
Les premières actions ont été de mettre en place des Coordinations Régionales, (6 à ce jour, Paris, Lyon, Nice-Marseille, Corse, Aquitaine et un Délégué auprès des français de Grande Bretagne), éditer une newsletter mensuelle, organiser des réunions retransmises en direct sur Facebook chaque mois, à Paris, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Bandol, Strasbourg. Enfin créer un site internet en français www.alde-im-france.eu. Par ailleurs des actions communes ont été organisées avec les Membres du LIBDEM, du FDP, de Più Europa vivant en France. Après une année nous avons augmenté de 50% le nombre de nos membres.
Les prochaines échéances
Nous organiserons le 26 Octobre 2018 notre premier Congrès national et notre première grande réunion Transnationale (France, Allemagne, Italie) le 27 Octobre au Palais des Congrès de Nice, l’ACROPOLIS.
« Tout ce travail est le résultat d’une Equipe, car seul il est impossible de réaliser d’aussi nombreuses activités. Alors d’abord un grand merci aux Coordinateurs Régionaux et à tous les Membres fidèles qui assistent à nos Réunions, et à ceux qui regardent nos directs et apportent leur savoir ».
« Nous devons tous nous mobiliser pour préparer dans les meilleures conditions les élections européennes de Mai 2019, ensemble nous gagnerons »,
« Mon engagement : Développer, Réunir, Agir, afin qu’ensemble nous gagnions, car l’Europe c’est nous, notre avenir dépend de nous ».
Je voulais vous informer que souhaitant développer la présence et l’impact des Membres Individuels au sein de l’ALDE Party je viens de proposer ma candidature aux prochaines élections à la désignation du Délégué au Conseil pour le prochain congrès de Madrid. Je compte sur vous pour soutenir cette candidature. Faites voter autour de vous.
« Ne soyons pas faibles et ne subissons pas. En effet, nous avons devant nous des grandes menaces, de grands déséquilibres qui bouleversent nos peuples et nourrissent, chaque jour, leurs inquiétudes. La question qui nous est posée, sur chacun d’entre eux, c’est : voulons-nous subir ? Acceptons-nous la règle de l’autre, ou la tyrannie des événements ? Ou faisons-nous le choix de décider pour nous-mêmes de l’autonomie profonde et, donc oui, d’une souveraineté européenne ? »
Seule l’UE peut regagner la souveraineté de l’Europe pour le XXIe siècle. Si la tâche en est laissée aux États-nations traditionnels comme le Royaume-Uni, la France ou l’Allemagne, l’échec est certain. S’octroyer la souveraineté n’exigera pas seulement un gigantesque effort, mais aussi un front uni et une nouvelle compréhension des relations entre l’UE et ses États membres. Le projet européen continuera à faciliter les échanges et à garantir la paix ; mais la souveraineté commune doit désormais s’y inscrire.
Si l’UE réussit dans sa tâche, Trump lui aura involontairement rendu un grand service. L’histoire emprunte parfois des voies étranges. L’essentiel est de la prendre comme elle vient, et de ne pas tergiverser lorsque surgit le moment d’une action décisive.
Un texte historique : Turin 1957
La méthode pour sortir de l’impasse où nos Etats nous ont acculés existe. Elle est même facile à formuler. Elle a déjà été expérimentée avec succès par d’autres peuples ; il n’y a qu’à vouloir. La solution est dans le principe selon lequel les problèmes, pour être résolus convenablement, doivent être affrontés au niveau où ils se posent. Si les politiques étrangère et militaire, économique et sociale des Européens ne peuvent plus être menées avec succès par les Etats nationaux, si elles exigent des perspectives, des lois, des actions européennes, il s’ensuit que ces fonctions doivent être soustraites aux Etats nationaux et confiées à un état fédéral européen doté d’un gouvernement pour administrer les affaires communes, d’un parlement pour voter les lois et les impôts, d’une cour de justice pour garantir le respect du droit.
Un tel transfert de souveraineté ne peut être qu’un acte librement consenti par des nations libres qui renoncent à quelques droits dont elles jouissaient séparément, non pas pour les abandonner à un pouvoir étranger, mais pour continuer à les posséder en commun avec d’autres nations. Ce transfert ne peut donc être accompli que moyennant l’acceptation d’une constitution fédérale écrite, définissant avec précision ce qu’on transfère et à quelles institutions on transfère ….
Appartenance contestée. Le député Jean-Luc Mélenchon s’était indigné en constatant que le drapeau européen était présent dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Il avait demandé qu’on le retirât comme cela avait été fait dans des mairies gérées par le Font National.
Certains lui avaient fait observer que ce symbole figurait aussi sur les bulletins de paie qu’il avait reçus du Parlement européen mais juridiquement il n’avait pas tort. La France n’avait jamais ratifié la déclaration n°52 de Lisbonne en date du 13 décembre 2007. Celle-ci énumère :
les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci.
Le Journal Officiel de l’UE n° C83 du 30 mars 2010, p.355 comprend cette déclaration :
La Belgique, la Bulgarie, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne, l’Italie, Chypre, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, l’Autriche, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie déclarent que le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu, l’hymne tiré de «l’Ode à la joie» de la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven, la devise «Unie dans la diversité», l’euro en tant que monnaie de l’Union européenne et la Journée de l’Europe le 9 mai, continueront d’être, pour eux, les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci.
Pas de trace de la France, il a fallu attendre une annonce de l’Elysée du 19 octobre 2017 pour apprendre que le Président de la République avait adressé une lettre à Donald Tusk, président du Conseil Européen, dans laquelle il officialisait la reconnaissance par la France de la déclaration 52 du Traité de Lisbonne qui concerne les symboles européens.
Appartenance et ressenti
Source : Eurobaromètre printemps 2018
Plus de la moitié de la population dans l’ensemble des 28 États membres de l’UE se sent citoyenne de l’UE. En moyenne, ce sentiment est partagé par 70% des personnes interrogées dans l’ensemble de l’UE. Avec 93%, le Luxembourg occupe la première place de ce classement et avec 51% la Bulgarie et la Grèce sont en queue de peloton.
Pour la France 61% des répondants se sentent citoyens européens et 38% expriment une opinion contraire. La France est donc en-dessous de la moyenne et même derrière la Hongrie ou la Roumanie. L’Allemagne est à 84% de positifs et 15% d’avis contraire. Il faut reconnaître qu’en France, le pourcentage de ceux qui se sentent citoyens européens a légèrement baissé depuis 2010 par exemple.
Inversement comme le montre le document sur l’opinion des Européens, 70% des Français voudraient un président de l’Europe élu au suffrage universel et aussi une armée européenne !
Appartenance, patriotisme européen
Sylvie Goulard – Parlement européen
Comment arriver au moment où les citoyens diront “nous” en parlant des Européens (le “Wir Gefühl” des Allemands) ? A la sortie d’une coupe de football victorieuse, les Français disent “nous avons gagné”, “on a marqué sur pénalty”… ils s’identifient donc à leur équipe, mettent le drapeau national à leur fenêtre comme dans d’autres pays. Alors peut-on aller plus loin et se poser la question d’un patriotisme européen ? C’est à cette question qu’avait voulu répondre Sylvie Goulard le 23 juin 2015 à Hambourg, invitée par la société patriotique.
Elle se posait la question “Pourquoi les tenants d’un patriotisme étroit ont-ils à ce point le vent en poupe ?”
à laquelle elle répond
Comme le rappellent les dictionnaires, ils jouent sur l’émotion, affectif. Dans un contexte de peur, de souffrances sociales, ils rassurent en chantant la douce berceuse nationale. Les pro-européens au contraire doivent faire appel à la raison. Le premier discours est intuitif et simple, le nôtre complexe et exigeant.
Les nationalistes jouent aussi sur la myopie ambiante. Tout ce qui est proche se voit bien, tout ce qui est loin est laissé dans le flou. Quand, lors des élections, les politiques et les médias restent centrés sur le local, quand ils font disparaître allègrement la Chine et l’Inde, le péril islamique et l’injustice des inégalités mondiales, il est plus facile aux candidats souverainistes de fanfaronner.
Ce concept renvoie à une image volontariste, d’adhésion, là où le patriotisme classique oblige à reprendre à son compte un héritage, sans guère de droit d’inventaire.
La Fondation Robert Schuman a publié dans sa suite Question d’Europe n°466, daté du 18 mars 2018, une étude de Thierry Chopin “L’Europe face au défi de l’identité : qui sommes ‘nous’ ? La consulter et la télécharger (pdf)
L’Ode à la Joie est extraite bien entendu de la 9ème Symphonie de Beethoven. Si vous voulez comprendre cette oeuvre y compris la partie vocale, nous vous renvoyons à la longue et captivante émission “Les Clefs de l’Orchestre” de Jean-François Zygel.
La presse cite aussi l’éventuelle offre que ferait le parti indépendantiste Alliance néoflamande (N-VA) à l’ex-dirigeant catalan Charles Puigdemont de figurer sur sa liste pour les élections européennes de 2019 selon le quotidien belge Het Laatste Nieuws. Le quotidien néerlandophone se demande si l’intéressé va pouvoir apprendre la langue assez vite ?
L’espoir du premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, de convaincre Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi, d’accepter d’être tête de liste en France, a échoué face au refus de l’intéessé.
Si le nombre de candidatures transfrontières se multipliait, cela pourrait changer la perception des élections de mai 2019.
Candidature piège pour les europhobes ?
On voit mal des europhobes mettre sur leur liste un ou des candidats d’un autre pays, promouvant ainsi une politique qu’ils combattent. Comment Debout la France retiendrait un candidat roumain et La France insoumise un Maltais ?
Inversement les europhobes pourraient-ils faire de cette innovation un angle d’attaque en arguant du fait qu’un “étranger” prenne la place d’un “Français” ? Ils pourraient aussi s’attaquer à un “Français” se présentant “à l’étranger”. Bien entendu cela suppose du candidat qu’il maîtrise la langue du pays dans lequel il se présente.
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