Elections allemandes et Europe

Le 26 septembre auront lieu les élections allemandes qui aboutiront à la formation d’un nouveau gouvernement avec une nouvelle ou un nouveau chancelier qui succédera à Angela Merkel.

Une conférence (10 juin) sur les élections

 

Cliquez sur le carton d’invitation ci-dessous pour vous inscrire

Invitation conférence 10 juin 2021

Les Sections Isère, Loire, Haute-Loire, Auvergne et Lyon du Mouvement Européen, en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann vous invitent à une visio-conférence le Jeudi 10 juin, de 18h à 19h30

 « Les enjeux européens des élections allemandes »

Sources d’information pour les élections

Ces élections auront lieu alors que la Conférence pour l’Avenir de l’Europe se déroule.

Le très complexe système électoral allemand

Le Président

Bonnes lectures

Un excellent article de Henrik Uterwedde dans Telos (8 juin 2021)

L’Allemagne d’après Merkel, quel renouvellement ?

C’était Merkel 

 Marion van Renterghem,

 Editions Les Arènes, 320 pages Mai 2021

 

Numéro 236 avril/juin 2021
Bilan de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne (2e semestre 2020)

Édité par Paul MauriceHans StarkJérôme Vaillant
Claire Demesmay
Le Cavalier Bleu éditions
Paris 2018

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Autonomie stratégique

Un débat avec l’OTAN en question

Mise en question de l’OTAN ? En mai 2018, Angela Merkel en mai 2018,  « le temps où l’on pouvait compter tout simplement sur les États-Unis pour nous protéger est révolu… l’Europe devait prendre son destin elle-même en main

Otan mort cérébrale ?

L’analyse de Pascal Boniface “OTAN: de la mort cérébrale à la résurrection face à la Chine“.

Article de synthèse dans le Grand Continent

Annegret Kramp-Karrenbauer a enflammé le débat “Les illusions d’autonomie stratégique européenne doivent cesser“.

AKK CDU
CDU/Laurence Chaperon

La doctrine du Président français

La réponse de AKK à Emmanuel Macron

Document de la Commission européenne : Un nouveau programme EU-Etats-Unis pour un changement planétaire

Un dossier de l’IFRI

Document traduit de l’allemand ( „Strategische Autonomie“ Europas: Toxische Wortklauberei », Der Spiegel, 29 novembre 2020) et diffusé par l’IFRI

 

La Commission Von der Leyen

Constitution de la Commission

Ursula von der Leyen
Commission

Parmi les 26 propositions il y avait 9 commissaires à rattacher au PPE, 9 aux socialistes, 5 à Renew Europe, groupe souvent désigné par le mot libéral, qualificatif infamant en France. S’ajoutent 1 Vert/ALE venu de Lituanie le plus jeune commissaire (28 ans) jamais désigné, 1 CRE  (Eurosceptique) en provenance de Pologne, 1 indépendant.

Politiquement, les Verts avaient exigé de la future présidente quatre postes de commissaires pour qu’ils envisageassent de la soutenir lors du vote du 16 juillet 2019. Ils avaient perdu de vue que les propositions sont faites par les Etats.  La présidente a un pouvoir de refus (Jean-Claude Juncker avait écarté six candidats) mais pas un pouvoir de proposition. En définitive, un seul  apparenté Vert a été proposé, par la Lituanie.

Plus que lors de la constitution de la Commission précédente, on a assisté à la volonté des Etats et des parlements nationaux à intervenir. Dans certains pays on a voulu auditionner les candidats pour étudier quelle politique ils voulaient mettre en oeuvre. Voir cet article sur la désignation du commissaire belge Didier Reynders.

Le commissaire italien

Le 1er août Matteo Salvini (Ministre de l’Intérieur) avait annoncé qu’il proposerait un commissaire capable de gérer un portefeuille économique et de défendre l’intérêt des Italiens à Bruxelles… il n’est plus en mesure de proposer un candidat. La nouvelle majorité a été qualifiée, à l’initiative du Président du Conseil Giuseppe Conte, de  “majorité Ursula”. C’est  à dire qu’elle regroupe les partis dont les eurodéputés ont soutenu Ursula Von der Leyen.

Rappel : selon l’article 245 du Traité sur l’Union européenne :  Les membres de la Commission exercent leurs fonctions en pleine indépendance, dans l’intérêt général de l’Union; en particulier, ils ne sollicitent ni n’acceptent d’instructions extérieures d’aucun gouvernement ou autre organisme.

A lire et à méditer :

Le serment de la Commission (Luxembourg 13 janvier 2019)

Le site officiel de la Commission

Commission photo d'ensemble
Credit: Commission européenne

Les Français et la Commission

Le Mouvement européen a fait réaliser par Viavoice au printemps 2020 un sondage sur la connaissance de l’Europe,  les résultats sont accablants :  67% des répondants ne connaissent pas Mme Von der Leyen, présidente de la Commission, 77% ne connaissent pas Margrethe Vestager et 79% Frans Timmermans.
Le Président du Conseil européen lui est inconnu pour 76% des répondants, quant à Devid Sassoli, président du Parlement européen, il culmine à 84%.
Les Français sont un peu mieux traités avec Michel Barnier ignoré par 39% des répondants et Thierry Breton avec 47%.
Le seul sujet que les Français connaissent est le Brexit qui avait fait l’objet de nombreux traitements par l’émission C dans l’Air. Inversement cette émission très suivie n’a jamais traité des élections européennes ou de la constitution de la Commission.

Le discours sur l’Etat de l’Union

La présidente prononçant son discours
C Commission européenne

Devant la plénière du Parlement européen, la Présidente Ursula von der Leyen a prononcé son premier discours sur l’Etat de l’Union. En cliquant sur ce lien, vous accédez à la version française de ce discours. Le discours original a été prononcé à 81% en anglais, 12% en allemand et 7% en français.

Ursula von der Leyen

Une femme à la tête de la Commission

Finalement les députés ont validé la nomination de Ursula von der Leyen avec 9 voix d’avance sur la majorité requise. Au cours des débats de la journée on a pu observer qu’une bonne partie des votes négatifs n’avaient rien à voir avec les projets ou la personne de la candidate. Par exemple des parlementaires votaient non parce qu’une députée de leur pays n’avait pas été élue à la tête d’une commission parlementaire. On a failli avoir une majorité “type Westminster” où la coalition des “non” fait la loi

Espérons que la qualité des commissaires proposés par les Etats donnera une Commission recueillant une majorité plus solide.

 

Ursula von der Leyen
DOD photo by U.S. Air Force Staff Sgt. Jette Carr

A la veille du 14 juillet

Une bonne partie des socialistes allemands  ont voté contre l’investiture afin de faire éclater la GroKo. De leur côté, les socialistes français les ont suivis,  la candidate étant soutenue par Emmanuel Macron.

De son côté Jean Quatremer en profite pour “flinguer” une de ses têtes de Turc favorites : Martin Selmayr, secrétaire général de la Commission. Selon lui le secrétaire général déploie toute son habileté à faire échouer la candidate afin de promouvoir “son” candidat, le premier ministre croate Andrej Plenkovit. La veille du vote, le secrétaire général a annoncé son départ sachant que la nouvelle présidente de le conserverait pas.

Le Parlement européen avait pris le risque de ressembler à la Chambre des Communes : impossibilité d’élaborer une solution ou d’en approuver une, la seule majorité consistant à exclure une situation sans solution.

Lundi 15 juillet

La chancelière Angela Merkel a annoncé lundi  15 juillet que Ursula von der Leyen quittera le Ministère de la Défense le mercredi 17, quelle soit l’issue du vote du Parlement européen le 16 juillet. D’après la presse, les candidatures ne se bousculent pas pour diriger ce Ministère.

Les jeux nationaux

D’après un journaliste allemand, Angela Merkel savait depuis un an qu’Emmanuel Macron proposerait Ursula van der Leyen.

L’analyse de Jean Quatremer.

La vidéo ci-dessous expose le marathon entrepris par la candidate.

 

La nomination de Ursula von der Leyen suscite la colère à Berlin

Thomas Wieder (Le Monde) Une pro-européenne au bilan controversé en Allemagne

 

Paul Taylor dans Politico s’en prend vivement au comportement infantile visant à refuser l’investiture à Ursula von der Leyen. Il estime que le faute en incombe avant tout à la CDU/CSU qui n’a pas désigné un candidat défendable et dont le nom n’a figuré que sur les bulletins de vote allemands et s’était opposé à ce qu’il figurât sur des bulletins dans toute l’Europe.

Un sondage publié le 4 juillet montrait à quel point les avis étaient partagés, en fonction des préférences partisanes. (non réponses non décomptées).

On se rendait compte par exemple que chez les partisans du SPD, les avis négatifs se montaient à 62%. C’est aussi dans cette famille politique que les critiques contre la gestion de la ministre étaient les plus acerbes. Au printemps 2019, des articles de presse évoquaient une démission éventuelle. Le Ministre des Finances Olaf Scholz… du SPD. taillait le projet de son budget en pièces.  Sondage pour ou contre Ursula von der Leyen

Source : Infratest dimap/ARD

Qu est-elle et quel est son programme ?

Environnement

La taxe carbone aux frontières.   Inspiration d’Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron et l’Europe

Emmanuel Macron

Cette page vise non pas à présenter les objectifs européens de la présidence française mais la stratégie politique pour arriver à les atteindre. C’est à dire faire en sorte que ceux qui partagent ses objectifs fassent le meilleur résultat possible aux élections européennes. Un résultat permettant de propulser ses candidats à la présidence du Parlement européen et de la Commission et à pouvoir se coordonner avec le nouveau président du Conseil européen.

Rendant compte de ses entretiens avec Emmanuel Macron le dimanche 2 septembre, où il avait été question de le voir remplacer Nicolas Huot, Daniel Cohn-Bendit a précise que si l’hôte de l’Elysée avait besoin de lui pour les européennes… à suivre.

La politique européenne de la France

La constitution des listes

Quel président (Quelle présidente) pour la Commission ?

Emmanuel Macron en tournée au Danemark et en Finlande

Cette escapade vélocipédique sera-telle suffisante pour persuader le premier ministre danois de soutenir son opposante Margrethe Vestager à la Commission ?

La transcription de la conférence de presse en Finlande avec l Président Juha Sipilä

Soirée au Grand-Duché

Une réunion de travail a rassemblé le Premier ministre du Grand-Duché, Xavier Bettel, le chef du gouvernement belge, Charles Michel, et le Premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte le jeudi 6 septembre.

On a parlé du Brexit, de la réforme de la zone euro, de la taxation du numérique et des migrations, thème de rupture entre Etats membres avec la constitution du tandem Salvini-Orban soutenu par l’Autriche.

A l’occasion d’une conférence de presse au château de Bourglinster (Luxembourg), le Président français a affirmé que le PPE (Parti populaire européen) ne pouvait pas à la fois soutenir la chancelière Angela Merkel et Viktor Orban. Une stratégie pour savonner un peu plus la planche de Manfred Weber.

Emmanuel Macron garde sans doute en mémoire les déclarations de Manfred Weber en février dernier. Celui-ci avait défendu le principe du Spitzenkandidat au sens étroit, naturellement favorable à sa propre candidature et avait demandé à Emmanuel Macron de choisir son camp à Bruxelles.

Rendant compte de sa visite au Luxembourg, l’AFP écrit :

Emmanuel Macron, lui, s’est toujours opposé à cette règle informelle et préférerait réunir les chefs d’Etat et de gouvernement sur son propre candidat. Parmi les noms qui circulent figure la commissaire à la Concurrence, la Danoise Margrethe Vestager.

On voit mal Emmanuel Macron soutenir un principe favorable au candidat du PPE dont le représentant en France est Laurent Wauquiez.

Une cible dénommée Emmanuel Macron

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Guy Verhofstadt

Un Belge authentique fédéraliste

Guy Verhofstadt, né le 11 avril 1953 à Termonde est membre de Open Vlaamse Liberalen en Democraten, il  a été Premier ministre du Royaume de Belgique de 1999 à 2008.

Guy Verhofstadt

En 2004 son nom est avancé pour présider la Commission européenne mais les Britanniques et quelques autres s’y opposent voyant en lui un nouveau Jacques Delors qui plus est, ouvertement fédéraliste. Les gouvernements européens lui préfèrent José Manuel Barroso estimé plus docile au Conseil européen. L’ancien chef du gouvernement portugais sera d’ailleurs renouvelé en 2009 malgré les réticences de Guy Verhofstadt, élu la même année au Parlement européen où il est choisi comme président du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE).

Très vite il se distingue par son talent oratoire plurilingue et sa véhémence contre les nationalistes et autres partisans d’une Europe intergouvernementale.

Le 15 septembre 2010, il co-fonde le Groupe Spinelli avec Daniel Cohn-Bendit, Isabelle Durant et Sylvie Goulard. Il s’agit d’un groupe interparlementaire informel au Parlement européen qui rassemble les élus désireux de relancer la recherche d’un fédéralisme au sein de l’Union européenne. A ce groupe s’adjoignent des personnalités comme Jacques Delors, Mario Monti, Andrew Duff (britannique et président de l’Union des Fédéralistes européens), Joschka Fischer, Pat Cox, Elmar Brok ,  Élie Barnavi mais aussi des militants fédéralistes moins connus.

fédéraliste contre mal européenA l’issue du départ de Martin Schulz de la présidence du Parlement européen, il songe un instant à postuler à ce poste mais il n’est pas sur les rangs lors de l’élection de Alberto Tajani le 17 janvier 2017. Ce dernier (berlusconien de premier rang est le candidat du PPE) l’emporte finalement contre un autre Italien, Gianni Pittella (S&D socialiste et démocrate) lequel quittera le Parlement européen pour le parlement italien en 2018.

Guy Verhofstadt est célèbre pour ses diatribes contre les députés UKIP, notamment Nigel Farage, contre les représentants des démocraties illibérales de Pologne et de Hongrie.

A l’issue des élections de mai 2019, Guy Verhofstadt consacre ses efforts à l’ambition de présider le Parlement européen.

 

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