La Démocratie européenne

Avenir : pour un regard lucide

Krastev Le destin de l'EuropeCe qui se passe en Italie et l’évolution de certains pays de l’Est laissent redouter que les craintes d’Ivan Krastev soient en train de se réaliser (son ouvrage Le Destin de l’Europe. Une sensation de déjà vu.  Paris: Premier Parallèle. 2017)

« Je crois que le train de la désintégration a quitté la gare de Bruxelles et je crains qu’il condamne le continent au désarroi et à un rôle insignifiant à l’échelle du globe. (…) Un tel processus pourrait provoquer l’effondrement des démocraties libérales de la périphérie de l’Europe et conduire à celui de plusieurs Etats membres actuels »

C’est d’ailleurs ce que nous promettait Kishore Mahbubani dans son ouvrage Le défi asiatique Paris Fayard 2008

« Les Occidentaux, qui ne représentent que 12 % de la population mondiale, n’ont que quelques années — cinq, peut-être dix — pour mettre en place des institutions et des lois internationales qui permettront de gérer le monde multipolaire de demain. Je ne dis pas qu’ils doivent le faire par idéalisme ou pour respecter leurs engagements, mais parce qu’il y va de leur intérêt. Sinon, oui, dans cinq ou dix ans, les 88 % restants, ceux dont le niveau de vie progresse à une vitesse astronomique, imposeront un nouvel ordre mondial qui ne plaira pas à l’Occident. » 

De son côté l’Europe devient l’accusée commode de tous les problèmes non résolus de nos sociétés. Il est d’ailleurs révélateur que l’excellente et unique émission consacrée à l’Europe sur les chaînes de télévision porte le titre “La faute à l’Europe” et un éditorial du Figaro (2 juin 2018) va jusqu’à accuser le “brancard bruxellois” de brider la volonté des peuples.

En attendant les horaires des matches de foot quittent la soirée pour la mi-journée afin de permettre aux Chinois d’assister aux compétitions en direct, ce sont d’ailleurs des fonds chinois qui ont acquis indirectement les droits de transmissions.

L’appel du président français pour un avenir avec une souveraineté européenne n’a jamais été aussi justifié.

Il n’est pas vrai qu’on répond au vent mauvais en ayant de la complaisance pour ceux qui, par le passé, nous ont déjà conduits parfois par faiblesse, par silence, à trahir ce que nous sommes ; ne cédons rien dans l’Union européenne comme au sein du Conseil de l’Europe à l’Etat de droit, à toutes ces règles. Ne cédons rien à la vitalité de nos démocraties et de nos débats démocratiques, aux contestations qui les animent, à leurs forces, à la civilité de ce qui est notre Europe. (Emmanuel Macron : discours d’Aix la Chapelle 10 mai 2018)

Pour se tenir informé des grands problèmes européens

Rapport Fondation Schuman 2018

Un exemple  l’Autriche

Le parti membre de l’ALDE est NEOS (Das Neue Österreich und Liberales Forum) issu en 2014 de la fusion  de plusieurs mouvements s’oppose à la politique droitière du chancelier et veut que l’Europe se concentre sur les sujets d’avenir et non l’édification de murs. Avec 5,3 % des voix aux élections de 2017, il compte 10 députés.

Au Parlement européen, il dispose d’une élue sur les 18 que l’Autriche envoie à Strasbourg et à Bruxelles, ayant recueilli 8,1% des suffrages aux élections de 2014. Angelika Mlinar, vice présidente de l’ALDE s’occupe plus particulièrement de la mobilisation des femmes en faveur de la construction européenne/

 

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